Le changement de destination dans le PLU est codifié aux articles L151-11 et R151-35 du Code de l’urbanisme.
Il consiste à transformer une surface existante de l’une des destinations et sous destinations prévues au titre des articles R151-27 et R151-28 vers une autre de ces destinations/sous destinations. Il concerne par exemple la reconversion d’une grange en logement ou d’une bâtisse délaissée en gîte.
Le changement de destination ne concerne que le patrimoine bâti isolé en zone agricole et / ou naturelle ou forestière.

En zones agricoles (zones A) et naturelles / forestières (zones N) des plans locaux d’urbanisme ne peuvent autorisées que les constructions et installations nécessaires à l’exploitation agricole (et forestière pour les zones N), à des équipements collectifs ou à des services publics.

Toutefois, le PLU peut désigner en zones agricoles aussi bien qu’en zones naturelles, les bâtiments pouvant bénéficier du changement de destination.

Les bâtiments identifiés pourront faire l’objet d’un changement de destination, à condition que ce changement de destination ne compromette ni l’exploitation agricole (ou forestière) ni la qualité paysagère du site.

Le changement de destination peut être proposé par des tiers (avec la présentation d’un projet fondé et suffisamment précis pour être apprécié par les élus). Ce changement de destination est validé par les élus qui peuvent aussi faire leurs propres propositions.

Les élus invitent les habitants et propriétaires à se présenter en mairie pour renseigner des éventuels projets de changement de destination en mentionnant précisément le ou les bâti(s) concerné(s).

A noter que les Personnes Publiques Associées PPA) composées entre autres de la Préfecture et la Chambre d’Agriculture mais aussi la Commission Départementale de Préservation des Espaces Naturels, Agricoles et Forestiers (CDPENAF) émettent un avis respectivement consultatif et conforme sur ces propositions de changements de destinations.